L’ ancien président des États-Unis s’est engagé contre la masculinité toxique lors d’une conférence mardi 19 février à Oakland en Californie. Barack Obama s’est lancé dans un plaidoyer pour lutter contre certains travers masculins dans le cadre de l’initiative My brother’s keeper. Ce programme, initié en 2014 par l’ancien chef d’État lui-même, vise à aider les jeunes noirs américains à mieux s’intégrer dans la vie professionnelle et à endiguer le racisme.

Il était accompagné par Stephen Curry, le célèbre meneur de l’équipe de NBA des Warriors. Ensemble, ils ont abordé la manière dont les hommes se comportent et les clichés sur lesquels ils se construisent. « Nous devons tous reconnaître qu’être un homme est avant tout être un bon humain. Cela veut dire être responsable, travailler dur, être gentil, respectueux, compatissant », a affirmé Barack Obama.

« La notion selon laquelle se sentir homme dépend de si on est capable d’humilier quelqu’un… de dominer… ce n’est plus d’actualité.Si vous avez confiance en votre force, vous n’avez pas besoin de me le montrer en humiliant quelqu’un d’autre. Montrez-le moi plutôt en tirant cette personne vers le haut », a-t-il poursuivi.

IObama veut créer des espaces où les hommes pourraient « parler ouvertement de leurs sentiments »

L’ancien président américain a évoqué la nécessité de créer des espaces « dans lesquels les jeunes noirs, et les jeunes hommes en général, ne sentiraient pas qu’ils devraient agir d’une certaine façon pour être respectés ». Ces espaces seraient des endroits dans lesquels les hommes pourraient « parler ouvertement de leurs sentiments », a ajouté le basketteur Stephen Curry.

Barack Obama a tenu à lier les questions de masculinité toxique avec celle du racisme qui lui tient particulièrement à cœur. « Historiquement dans la société, le racisme nous envoie un message selon lequel nous sommes ‘moins que’. Et nous estimons que nous devons compenser cela en reprenant des stéréotypes sur comment les hommes sont supposés agir. Et c’est un piège ».

L’ex-chef d’État a conclu sa conférence avec un mot pour les femmes et en particulier les femmes de couleur, qui selon lui, « ont également besoin de beaucoup de soutien » puisqu’elles sont confrontées à un « double fardeau » : racisme et sexisme.

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